Pendant de longues années et malgré des potentialités considérables, le secteur minier n’a pas pu connaître un essor qui sied à sa dimension stratégique et diversifiée.
Il aurait pu se hisser à la seconde place après les hydrocarbures dans l’activité économique du pays. C’est du moins ce que pense l’expert financier et conseillé fiscal, Boubekeur Sellami joint vendredi par nos soins. Cependant, l’analyste estime qu’avec «l’arrivée du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la vision vis-à-vis du secteur minier a évolué pour lui donner une impulsion qui lui permettra de devenir l’une des sources de la croissance économique».
En effet, la consolidation de l’industrie minière algérienne, a-t-il dit, est au «centre des préoccupations des pouvoirs publics qui veulent la recentrer sur les réels atouts du pays». D’autant, a-t-il dit «le potentiel minéral du pays est très riche». Et à ce titre, l’ «investissement est encouragé sous toutes ses formes, afin de valoriser ces ressources naturelles indispensables pour les activités industrielles et l’exportation».
Interrogé sur la stratégie engagée par le gouvernement, cet économiste considère que «la nouvelle vision par rapport au secteur minier et les crises récentes sur le plan géopolitique ont changé les règles au niveau international» et donc «donnent raison au Président de la République». En effet, l’expert souligne que «ces crises ont prouvé que la diversification des ressources économiques, des partenaires et des sources de financement, sont la seule garantie d’une économie forte et d’une santé financière solide et pérenne».
De ce fait, «être dépendant des autres Etats représente un risque permanent qui peut mettre le pays à genoux à n’importe quel moment. Aussi, le chef de l’État a engagé des mesures importantes et des réformes qui ont touché presque tous les domaines, afin de créer un climat favorable et une dynamique économique avec une vision stratégique qui commence à donner ses résultats», a-t-il soutenu.
Cette stratégie est basée, selon lui, sur la «sécurité de l’Algérie et sa souveraineté et ce, sur tous les plans : diplomatique, sécuritaire, alimentaire, hydrique, énergétique, numérique et même culturelle», a-t-il analysé.
D’où l’orientation des efforts vers les secteurs à forte valeur ajoutée et une grande demande sur le marché international, entre autres, les matières premières comme des produits miniers dont l’Algérie dispose en quantité et en qualité (phosphate, fer, zinc, plomb, les métaux rares, etc.), a-t-il commenté.
Au demeurant, la nouvelle vision relative au secteur minier, véritable secteur structurant de l’économie nationale, nécessite une prise en charge consistante dans la mise en œuvre d’infrastructures économiques d’accompagnement, particulièrement dans les transports pour la dimension logistique, et également la préoccupation liée à la protection de l’environnement, a-t-il conclu.
Sources : Elmoudjahid