La tenue du Salon international des mines, les 5 et 7 février au palais des Expositions d’Alger, a été un moment fort pour affiner une nouvelle stratégie à la mesure des ambitions économiques de ce secteur prometteur.

Cette édition a accueilli une centaine d’exposants nationaux et étrangers parmi lesquels La Tunisie, l’Italie, la Lybie et la Turquie relevant des différents secteurs de l’industrie du fer et de l’acier et de produits minier. L’inventaire du tableau minier national est loin d’être exhaustif. Ce n’est pas une mince affaire compte tenu du niveau des moyens logistiques et humains disponibles devant l’étendue de la surface géographique à traiter. Ce qui est nouveau dans ce vaste domaine, c’est sans doute la volonté d’émergence.
L’industrie minière envisage une position de leadership par la diversification des sources de croissance. La demande nationale est énorme. Les regards se tournent sur la ressource humaine. Il y a un besoin national d’élaboration d’une approche dynamique dans le recrutement et la formation sur la palette scientifique de la géologie notamment. Le secteur manque de bras dans en termes de techniciens et d’ingénieurs dans un délai proche. Les pôles universitaires existants ne sont pas suffisants pour répondre à la demande. Il faut former plus dans cette filière qui attire, paradoxalement, les étudiants des deux sexes. Avec les nouvelles réformes de la loi minière et l’attention apportée à la ressource le secteur veut élargir son horizon.
Les grands projets en cours s’inscrivent dans une dynamique pour un meilleur approvisionnement de l’industrie nationale en matières première dans un éventail de produits plus large. C’est le sursaut. Longtemps réduite en une place modeste au regard de ce qu’elle mérite, l’industrie minière s’inscrit, désormais, sur la tribune de pourvoyeur de richesses. Elle est sur le peloton des priorités du programme du Président Abdelmadjid Tebboune. Et pour cause, faut-il le rappeler, les mines, sources de richesses et d’emplois, recèlent de gigantesques potentialités. Le programme en cours gagne en ambitions et en audace en raison de nos réserves nationales connues et les potentialités à confirmer.
Hors du secteur des hydrocarbures qui a longtemps monopolisé l’attention, l’actualité minière envisage la variété de ses filières dans une liste de produits recherchés sur le marché mondial et national. Le pays, par sa dynamique démographique, dispose d’un gisement de force de travail apte à valoriser et exploiter un sous-sol qui n’a pas révélé tous ses secrets. Ce secteur industriel mérite l’excellence de gouvernance en tant que levier de croissance dont l’importance n’est plus à démontrer. Le mot d’ordre est de favoriser les investissements industriels et exploiter méthodiquement les ressources avec valeur ajoutée.
Dans le menu des études, la palette inclue le fer et l’acier, le traitement des produits ferreux et non ferreux, le phosphate ou l’or de la mine d’Amesmessa à l’ouest de Tin Zaouatine. Avec la relance de la mégapole Gara Djibelet et celle de Abdelaziz Mechri située à 250 km plus loin, des millions de tonnes de minerais de fer attendent d’être exploités. Ce gisement est de niveau mondial avec un potentiel exploitable de 1,7 milliard de tonnes et une teneur de 57% de fer proche de la moyenne mondiale. Mais il y a lieu de surmonter le facteur distance pour son acheminement vers le port le plus proche qui est à 1 500 km.
Le phosphate de Tébessa est en mesure de positionner l’Algérie parmi les leaders mondiaux dans un secteur très sensible marqué par une demande en développement exponentiel liée à la ressource alimentaire mondiale consommatrice d’engrais industriels. Le plomb et le zinc de la wilaya de Béjaïa, le marbre, les agrégats et les terres rares, véritables trésors disséminées sur de nombreuses zones sahariennes. Il demeure, cependant, faut-il le rappeler, la ressource humaine est au sommet de toute richesse.

Sources : Elmoudjahid