M. Arkab a affirmé que l’Algérie recèle un important potentiel minéral caractérisé par une richesse et une diversité des substances qui ont fait l’objet de plusieurs travaux géologiques dans le cadre du programme de recherche minière financé par l’État. Il a indiqué que les projets achevés ont permis de mettre en lumière de nombreux gisements, sites et indicateurs liés aux différents minéraux inclus dans l’inventaire minéral réalisé par l’Agence. Le Ministre évoque des projets relatifs aux cartes des ressources minérales et des publications d’études, en plus des manuels des ressources minérales pour les wilayas et autres publications mises en place en faveur des investisseurs et des opérateurs activant dans ce secteur. De nombreux gisements, notamment l’or, le plomb, le zinc, le lithium, le fer, le phosphate, la barytine ne sont pas encore valorisés et développés.

 

Le responsable de l’État a ajouté qu’il y a moins d’un an, une feuille de route a été élaborée pour le développement effectif des gisements, qui sont toujours en stagnation. Le Ministère de l’Énergie et des Mines a pris l’initiative d’organiser plusieurs ateliers visant à relancer le secteur afin d’augmenter sa valeur ajoutée et de remettre sur rail la nouvelle feuille de route permettant de mettre en évidence son rôle dans le développement de l’Algérie nouvelle. Il a souligné que la baisse des importations des produits miniers permettra à l’État d’économiser des centaines de millions de dollars et contribuer également à générer des revenus et une valeur ajoutée aux diverses industries telles que le marbre, les pierres ornementales, le sable industriel, l’argile et le zinc. Il a affirmé que le Ministère a pris des mesures concrètes pour l’exploitation de l’or dans le Sud, en citant, notamment, le projet de Ghar Djebilet pouvant soutenir la sidérurgie, ainsi que le projet d’intégration du phosphate. Le Ministre de l’Énergie et des Mines a mis en exergue la forte demande en ressources minérales durant cette période qui sera marquée par une hausse des coûts des matières premières minérales. Mettre en place des alternatives M. Arkab a souligné la nécessité de mettre en place des alternatives pour faire face aux lacunes, en privilégiant l’approche scientifique pour réussir le développement de ce secteur stratégique de l’économie nationale. À la fin de cette rencontre, une feuille de route qui contribuera à renforcer la recherche sur les produits à forte valeur ce qui permettra de relancer le secteur minier, la diminution des importations, la valorisation des produits miniers le lancement des grands projets structurants sera adoptée. Une enveloppe de 4,8 milliards de dinars a été consacrée au programme de recherche 2021-2023 dans le secteur des mines. Un programme consistant en la réalisation de 26 projets répartis à travers 30 wilayas a été mis en place par le Ministère de tutelle afin de réduire la facture d’importation, la création de l’emploi et l’exploitation de plusieurs substances dont la majorité fait l’objet de l’importation.

 

Le workshop sera aussi sanctionné par des recommandations émises par des experts pour redynamiser le secteur minier à travers l’exploration et la prospection de nouveaux projets. Avec un potentiel de plus 1.000 ressources minérales souterraines, notamment le fer, l’or, le zinc, le manganèse, le secteur minier recèle des potentialités énormes et s’inscrit au cœur de la stratégie permettant une meilleure contribution à la croissance de l’économie nationale. Selon les prévisions de la Banque mondiale à l’horizon 2050, il y aura une augmentation des prix de 498% pour le lithium, 494% pour le graphite, 460% pour les cuprates, 189 % en indium, 99 % pour le nickel, 56% pour l’argent, 37% en néodyme et enfin 18% pour le plomb.

 

Source : EL MOUDJAHID